RENCONTRE AVEC UN JOUR VERT

Fondateur Un Jour Vert

« Un Jour Vert », une épicerie 100 % vegan née de l’idée de Wilhelm Schanzenbacher, qui a récemment vu le jour, très proche de LABL ! Intriguée par le projet, nous sommes parties à sa rencontre. A la suite de celle-ci, il nous est paru évident de lui consacrer un article pour vous partager sa jolie histoire. Cela serait une erreur de penser que cet article ne concerne que les vegan ! Il s’adresse à toutes personnes avides de découvertes. Son épicerie est un réel lieu de partage, non seulement Wilhem nous fait découvrir des produits mais il nous transporte surtout dans son mode de consommation. Peut-être que cela vous donnera l’envie de devenir vegan, qui sait ! ;)

Rencontre avec Wilhelm Schanzenbacher, fondateur d'« Un Jour Vert »

Quel est le concept d’« Un Jour Vert » ?

« Un Jour Vert », c’est une épicerie et un snack. Au départ, je souhaitais lancer un snack car les clients préfèrent toujours goûter en allant au restaurant plutôt que de faire leurs propres courses et de cuisiner chez eux des produits qu’ils ne connaissent pas à première vue. Néanmoins, je n’ai pas réussi à trouver le local adéquat pour cette activité. Je me suis donc concentré sur ce qui manquait à Bordeaux et c’était vraiment une épicerie. De ce fait, l’objectif d’« Un Jour Vert » c’est de émulsifier tout ce qui est vegan et de montrer que c’est facile à cuisiner. L’objectif c’est aussi d’avoir tout au même endroit, les produits basiques comme la farine, l’huile d’olive… mais aussi des produits bio et végétaux comme les boissons végétales, le fromage à base de cajou fermenté… On trouve aussi chez « Un Jour Vert » des produits qui se substituent à la viande, mais dont le goût est très proche. En plus de l’alimentaire, vous pouvez également retrouver tout un rayon « hygiène et bien-être » avec les cosmétiques Lamazuna ou Schmidt notamment. Il faut avant tout intéresser les gens et leur faire découvrir un nouveau mode de consommation. Le veganisme n’est pas une mode, même si les médias en parlent beaucoup ces derniers temps. C’est avant tout une tendance de fond qui existe depuis des années, au même titre que le bio.

Vitrine Un Jour Vert

Comment t’es venu cette idée ?

Je suis devenu vegan il y a environ 3 ans. Au début, je me suis rendu compte que consommer des produits vegan était compliqué car deux choix s’offrent à nous : la consommation via internet ou bien acheter en grandes surfaces mais le goût et la qualité ne sont pas toujours au rendez-vous. Il faut dire aussi que éthiquement parlant, ça ne correspondait pas à mes valeurs de consommer auprès de grandes surfaces. Je préfère l’aspect local et les commerces de proximité, plus à l’écoute des besoins des consommateurs. Aujourd’hui tu dois pouvoir trouver tout au même endroit. C’est pour cela que j’ai créé « Un Jour Vert ».

Pourquoi ce nom ?

C’est un jeu de mot entre « vert » et « vers », pour une alternative à un mode de consommation traditionnel. Au début, je souhaitais appeler l’épicerie « Ahimsa » qui veut dire « non-violence » en hindou sauf qu’il y avait une vraie consonance religieuse, problématique selon moi. En ce qui concerne le logo, c’est simplement parce que j’aime l’avocat et je voulais apporter ce côté moderne et géométrique.

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un bac STMG, j’ai arrêté avant le BAC, puis, j’ai fait des stages et des formations avec la mission locale. J’ai été embauché dans un magasin de vêtements pendant 15 jours. A la suite, j’ai fait une formation, j’ai travaillé 4 ans dans le secteur de la mode. Puis, j’ai été embauché chez Brice où ils m’ont proposé de reprendre mes études. J’ai ainsi fait un bac pro en 1 an sur Rennes puis j’ai entrepris un BTS MUC sur Bordeaux. J’aurais souhaité entrer en école de commerce. Cependant, c’est à ce moment précis que je suis devenu vegan et que mes valeurs ont changé. J’avais envie d’entreprendre depuis longtemps, j’ai donc décidé de me lancer.

Quels sont les produits que nous pouvons trouver ?

Tout ce qui est alternatif au fromage avec des marques comme par exemple, Violife, une marque grecque que l’on trouve partout à l’étranger. On peut aussi trouver des alternatives aux produits laitiers avec des yaourts à base de cajou mais aussi de coco, des alternatives à la mayonnaise, ou encore à la viande. Nous vendons par exemple la marque de Tofu « Taifun » qui est une des meilleures marques présentes sur le marché. On trouve aussi des produits de base comme la farine, l’huile ou encore des friandises. N’allez pas croire que les vegan ne mangent plus de bonbon, au contraire ! J’aimerai également distribuer d’autres marques, comme Nature et moi qui est une marque française bio, mais malheureusement, elle est désormais distribuée chez Auchan, et je souhaite avoir un vrai positionnement différenciant par rapport aux grandes surfaces.

Produits Un Jour Vert

Comment déniches-tu tes produits ? Qui sont tes fournisseurs ?

Pour tous les produits bio et basiques, j’ai un fournisseur sur la région de Libourne. En revanche, pour tous les produits 100 % vegan, je passe soit en direct avec les fournisseurs, soit par des grossistes situés en Angleterre et en Allemagne.

Quel est le principe des ateliers « pratiques et découvertes » que tu organises ?

Le premier c’était il y a trois semaines, c’était un atelier « vin & fromage », il y avait 50 % d’omnivores et 50 % de vegan donc c’était plutôt positif. On vit dans une région où les gens consomment du vin mais ne savent pas comment c’est fait. Il faut savoir que les vins sont filtrés avec du blanc d’œuf. Le but de ces ateliers c’est donc d’expliquer que certains vins peuvent être nocifs. Mieux vaut consommer des vins sans sulfites. Pendant l’atelier, nous prenons le temps de faire découvrir de nouvelles alternatives et surtout, d’expliquer. Le but de ces ateliers est également de montrer que la cuisine vegan est simple. Ainsi, le prochain atelier sera consacré aux recettes.

Comment as-tu transformé tes habitudes alimentaires ? Petit à petit, du jour au lendemain ? Es-tu passé par des étapes végétarien – végétalien – vegan ? Est-ce que ça a été dur ?

En l’espace d’un mois j’ai fait la transition. J’étais un gros mangeur de viande à la base (carpaccio, tartare, etc…), mes grands-parents sont catalans donc je consommais de la viande régulièrement. A partir du moment où j’ai pris conscience que ça ne m’apportait rien, à part un plaisir gustatif, et de tout ce qui se passait dans les abattoirs, ce n’était plus si compliqué de s’en passer. Le plus compliqué pour moi a été de bannir le fromage.

Produits Un Jour Vert

Quel est l’aliment vegan que tu préfères ?  

J’aime beaucoup le faux-mage. Par exemple, le fromage au thym, à la ciboulette, au paprika…

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je vis beaucoup au jour le jour, mais j’aimerais bien développer une activité de distributeur et être grossiste en France pour tous les produits vegan. A partir de l’année prochaine, je souhaite ouvrir un restaurant et j’aimerais bien ouvrir des petits « Un Jour Vert » partout en France et notamment l’été prochain avoir un magasin éphémère à Biarritz !

Nous espérons que son histoire vous a captivé autant que nous ! ;)

Charlotte