LA SLOW FASHION

Marie DE FARIA

Posté le 25septembre 2017

Slow Fashion : LABL

La Slow Life, qu'est-ce que c'est ? Apparu dès les années 80, ce mouvement gagne du terrain. L'idée de cette contre-culture, en opposition au "Fast Living" c'est de se re-concentrer sur l'essentiel, de lâcher prise pour recréer du lien social et un quotidien plus sain. En clair, mieux s'écouter, pour ne pas voir notre vie défiler sous nos yeux mais bel et bien la vivre pleinement. Devenir véritablement acteur de sa vie. Dans la vie de tous les jours, cela se traduit notamment par un mode de vie plus écologique et locavore. Par exemple, se déplacer en vélo pour profiter de l'air frais chaque matin, cuisiner soi-même des bons petits plats à base d'ingrédients achetés directement auprès du petit producteur local, réaliser soi-même ses cosmétiques à base de composants naturels ou encore prendre du temps pour lire ou se balader en famille. En définitive, on laisse l'infernale spirale de la routine métro-boulot-dodo de côté et on profite de la vie, la vraie ! Pour ma part, ça rime surtout avec reprise du sport pour se libérer l'esprit, reprise du tricot, le début de projets de couture... Bref, de vrais projets palpables et bien réels.

Slow Life : Profiter

Retrouver de véritables valeurs et éviter la surconsommation, voici également un principe qui s'applique dans la mode éthique et la "Slow Fashion". Le fameux "Consommer moins mais mieux". 

 

Slow Life & Slow Fashion : vers une consommation responsable

La Slow Fashion, ça consiste en quoi ? 

La Slow Fashion s'oppose en tous points à la Fast Fashion. Lorsque la Fast Fashion propose de nouvelles collections toutes les deux semaines, soit 24 collections par an. La Slow Fashion, elle, sort entre 2 et 4 collections par an uniquement, des collections souvent composées d'essentiels qui ne sont pas sujets à la mode démodable-jetable. La Slow Fashion se concentre sur plusieurs éléments : 

- La qualité de ses pièces : ne pas sortir des collections à tout va, c'est aussi prendre le temps de sélectionner des tissus de qualité, et de réaliser une confection précise pour que les coutures soient plus solides par exemple. Un vêtement qui dure dans le temps, c'est un vêtement qui n'est donc pas "jetable", qui pourra être conservé pendant plusieurs années, si ce n'est : toute une vie. 

Qualité des matières premières

- Une relation de travail respectueuse et responsable : les acteurs de la slow fashion s'attachent à construire des relations humaines de confiance avec leurs prestataires. Ainsi, pas de travail dissimulé et surtout une juste rémunération assurée.  Dans le monde, une personne sur six travaille dans l’industrie textile. La majorité gagne moins de trois euros par jour, ce qui n'est pas tolérable pour la Slow Fashion. 

- La traçabilité au coeur des problématiques : Travailler en Europe permet d'être sur le terrain, de s'assurer que la production se déroule dans les règles de l'art. De nombreuses marques françaises ont récemment été épinglées par l'émission Capital pour cause de salaires indécents dans leurs usines de production. Certaines marques ont alors réagit en indiquant qu'elles n'étaient pas au courant que leur confection avait été sous-traitée. Cela n'est pas acceptable. C'est aux marques de prendre leurs responsabilités sur le sujet, mais évidemment, plus c'est loin, plus c'est difficile à surveiller. 

Slow Fashion

 

Par où je commence pour me lancer dans la démarche "Slow Fashion" ?

- Faire une Wishlist : depuis plusieurs années je fonctionne grâce à des "Wishlists" pour mes achats de prêt-à-porter, ce qui fait beaucoup rire mes proches. Néanmoins, c'est une super idée pour consommer moins et vraiment acheter le strict minimum, acheter ce dont on a vraiment besoin. Faites une liste de toutes vos envies du moment, laissez passer 3 à 4 semaines et revenez sur votre liste. Avez-vous toujours envie ou besoin de ces dizaines de vêtements ? La plupart de temps, on se rend vite compte qu'il ne reste plus qu'un ou deux articles qui nous fait toujours envie. Les marques de Fast Fashion jouent sur l'effet nouveauté pour créer de nouveaux besoins qui sont en fait totalement superflus ! Pour ma part, je préfère donc investir dans 1 belle pièce que je conserverai des années plutôt que sur 4 ou 5 pièces issues de la Fast Fashion qui seront bonnes à jeter dans 2 ans. 

- Regarder les étiquettes : nous l'avons déjà abordé précédemment dans un article dédié au casse-tête des étiquettes. Effectivement, les étiquettes sont parfois trompeuses, et il faut être précautionneux. Néanmoins, elles restent un premier indicateur. Si sur l'étiquette du manteau sur lequel vous lorgnez est écrit "Made in China", il y a peu de risque que ce ne soit pas vraiment le cas. Pour ma part, je raye de ma Wishlist de nombreux articles dès lors qu'ils ne sont pas confectionnés en Europe. Libre à vous de sélectionner le degré d'éthique que vous souhaitez apporter dans votre consommation ;) 

- Se tourner vers les petits créateurs : qui dit mastodonte de la Fast Fashion dit forcément volonté de réduire ses coûts qu'importe l'éthique. Aujourd'hui, nous avons tout de même la chance d'avoir de nombreux créateurs français absolument incroyables, qui produisent en petite quantité (ce qui nous évite aussi de croiser 150 personnes avec la même veste que nous) et bien souvent sur notre territoire français ou dans les environs. En plus de nos adorables créateurs, je vous invite à découvrir Seven August, Sandery Paris ou encore Singulière par exemple. 

 

Prêt(e)s à vous lancer ? 

Marie

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