LA FASHION REVOLUTION WEEK

LA FASHION REVOLUTION WEEK

Comment est né le mouvement ?

La Fashion Revolution est un mouvement lancé par la créatrice Carry Somers à la suite de l’effondrement du Rana Plaza, à Dacca au Bangladesh le 24 avril 2013. Cet atelier de confection abritait plus de 5000 couturières et ouvriers qui travaillaient sur les chaînes de production des plus grandes marques telles que Benetton, Auchan, Mango, Camaïeu ou encore le géant Walmart. Cet effondrement a entraîné la mort  de plus de 1 000 personnes et fait environ 2 500 blessés, et est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands désastres industriels de l’histoire moderne. Quelques jours avant le drame, les salariés de l’usine avaient déjà signalé des fissures importantes dans l’immeuble. Néanmoins, le directeur de l’usine n’avait pas souhaité réagir face à ce problème et avait menacé de ne pas payer les ouvriers s’ils protestaient.
Depuis ce jour, le collectif Fashion Revolution organise tous les ans des manifestations pour commémorer ce drame et sensibiliser aux conditions de travail des ouvriers et ouvrières des usines des plus grandes marques. De nombreuses actions sont également menées afin de protéger les salariés du Bangladesh et leur offrir plus de libertés fondamentales.

2018 : 5 ans après, où en est-on ?

Grâce au travail des organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, de nombreuses évolutions ont été constatées. Tout d’abord, c’est une immense prise de conscience de la part des consommateurs comme des entreprises. Néanmoins, le parcours reste long.

Le gouvernement bangladais a augmenté le salaire minimum des salariés du textile qui est désormais de 36€ par mois (le salaire vital est estimé, lui, à 260€ par mois).

Des syndicats ont enfin pu se créer laissant ainsi la parole aux salariés, désormais libres de dénoncer les manquements de leurs dirigeants.

Un fonds d’indemnisation des victimes a été mis en place pour dédommager les familles et les blessés suite à cette catastrophe.

Enfin, un accord sur la sécurité des ateliers de confection a été signé par plus de 200 entreprises. Parmi elles, on retrouve notamment, Adidas ou encore H&M.

Capucine créatrice d'Arlette et Paulette

Malgré toutes ces évolutions positives, le travail des enfants continue de perdurer. Même si de nombreuses chartes sont signées par les grands industriels et les grandes marques de la Fast Fashion, le problème reste toujours la sous-traitance. L’usine principale a bien signé une charte de bonne conduite mais si cette dernière sous-traite, la charte ne s’impose plus aux sous-traitants. Ainsi, des associations ont constaté que certains enfants travaillent toujours plus de 12h par jour et ce pour 1 € de l’heure, et sont obligés d’utiliser des machines et des produits dangereux entraînant de nombreuses conséquences sur leur santé physique et psychologique. Leur enfance est volée, au profit d’un business qui n’a aucun scrupule.

Seules certaines usines ont été auditées, ainsi, au sein de quelques usines, les conditions restent déplorables, dans l’attente d’être sanctionnées par les pouvoirs publics.

L’objectif de la Fashion Revolution est donc de sortir de ce cercle vicieux et ainsi de faire prendre conscience aux consommateurs, aux professionnels, aux pouvoirs publics… qu’il est indispensable de s’interroger sur l’histoire des vêtements que nous portons et surtout, qu’il est possible d’agir ensemble.

Vers une mode plus responsable : redonner du sens

La Fashion Revolution est devenu un mouvement mondial qui a lieu chaque année à la date anniversaire de cette catastrophe. Plus de 90 pays célèbrent la Fashion Revolution. Tous se battent pour :

-          Créer un avenir éthique et durable pour la mode

-          Assurer une transparence des marques

-          Cesser le travail des enfants

Cette semaine a pour but d’encourager des millions de personnes à demander aux marques “qui a fait mes vêtements ?” (who made my clothes). Pour cela, vous êtes toutes et tous invités à réaliser des photos de vos vêtements puis les poster sur les réseaux sociaux en les accompagnant du #whomademyclothes.

C’est ensuite aux marques de répondre par l’intermédiaire de photos de leurs ateliers de confection et d’informations sur leur chaîne de fabrication. Malheureusement, peu de marques jouent le jeu de la transparence, y compris celles qui ont signées la charte et qui se sont engagées à respecter des conditions de travail décentes. Ne vous fiez donc pas à une excellente communication, le greenwashing est malheureusement bien présent.

Fashion Revolution By Cat

Malgré tout, grâce à la Fashion Revolution Week, de nombreux créateurs et entrepreneurs vous ouvrent les portes de leurs ateliers et partagent avec vous les coulisses de leur production. Une belle occasion de découvrir de nouvelles marques ! La mode éthique, plus respectueuse de l’environnement et des conditions de travail ne cesse de se développer.

LABL soutient ce projet !

Ne rien faire c'est accepter ! C’est pour cela que nous accordons une importance toute particulière à ce mouvement. La Fashion Revolution est en adéquation avec les valeurs que nous défendons au sein de LABL. Nous prônons une transparence totale avec notre clientèle depuis le début de notre aventure. Nous savons précisément qui confectionne vos vêtements, nous partons à la rencontre de nos créatrices et des ateliers pour vous apporter une qualité exceptionnelle mais surtout pour que vous puissiez être fiers de votre garde-robe. Au sein de la sélection LABL, pas de vêtements confectionnés par des mineurs, pas de produits chimiques, pas de sous-traitance douteuse mais plutôt l’humain au centre de nos préoccupations.

Nous souhaitons montrer qu’il est important d’acheter mieux, de soutenir les petits créateurs, de mettre en valeur leur travail et qu’il existe des alternatives aux marques de fast fashion.

Nous avons sollicité nos créatrices en cette semaine exceptionnelle afin de vous faire partager les coulisses de leurs ateliers. Vous pouvez ainsi connaître précisément qui a confectionné vos vêtements et dans quelles conditions. Si vous souhaitez découvrir leurs univers de marque, nous vous invitons également à visionner l’ensemble des vidéos que nous avons réalisées il y a quelques mois.

Créatrices fashion revolution week

 

Nous avons également décidé d’intégrer des étiquettes à nos vêtements en plus de celles déjà présentes à l’origine. Elles détaillent la matière du vêtement, le lieu et le mode de confection, le nom de la créatrice ainsi que sa photo afin de savoir qui se cache derrière. Nous vous invitons également à vous rendre à l’échoppe et laisser un petit mot d’encouragement à la créatrice de votre choix, une belle façon de soutenir l’entrepreneuriat français !

Nous tenions vraiment à participer à cet événement, qui s’inscrit complètement dans notre démarche. La Fashion Revolution Week nous fait prendre conscience qu’il est important de privilégier une mode plus éthique, plus écologique et plus respectueuse.

Agir à votre tour pour la Fashion Revolution Week

Vous êtes curieuses, envie de connaître les étapes de la création de vos vêtements ? Alors n’hésitez plus ! Saisissez votre appareil photo, zoomer sur votre étiquette, prenez la photo puis postez la sur les réseaux sociaux en l’accompagnant du #whomademyclothes. Nous devons être de plus en plus nombreux à participer à ce beau mouvement !

Charlotte et Marie